Introduction :


« Je m’énerve pour rien » : est-ce que vous vous reconnaissez dans cette phrase ? Peut-être est-ce même un reproche que l’on vous a déjà fait ? Si c’est le cas, alors vous êtes au bon endroit.

D’une part car vous n’êtes pas seul(e)s à faire face à cette difficulté : il s’agit d’un problème qui touche énormément de personnes. Et d’autre part car nous allons vous expliquer dans cet article les raisons qui nous poussent à nous mettre en colère et comment agir pour éviter qu’elle ne prenne le contrôle !

1. Qu’est-ce que la colère ?


Il faut déjà savoir que la colère fait partie des 4 émotions primaires avec la peur, la joie et la tristesse. Elle peut être dirigée vers soi ou vers les autres. Mais dans tous les cas, la colère survient toujours en cas de viol de ses règles ou de ses valeurs.

Pour rappel, les règles représentent en quelque sorte la codification de nos comportements. Il s’agit par exemple du protocole, qui définit la norme à laquelle se plier en société, ou cela peut être encore des choix éthiques qui peuvent régir notre façon de manger, comme le veganisme par exemple.

Les valeurs, quant à elles, sont bien plus profondes. Elles définissent qui nous sommes réellement car elles représentent notre idéal de vie. On compte ainsi parmi ces valeurs :

  • L’honnêteté
  • La santé
  • Le confort
  • Le pouvoir
  • La sécurité
  • L’amour
  • La liberté
  • L’intimité

Elles sont si importantes à notre bonheur et à notre bien-être général que leur non respect entraînera un sentiment profond de malaise… ou de colère.

Or si cela vient à vous arriver, il faudra alors vous poser la question suivante :

« Vers qui est dirigée cette colère ? Vers moi ou vers quelqu’un d’autre ? »

Si vous êtes en colère contre vous-même :

cela signifiera probablement que vous avez agi, volontairement ou de manière inconsciente, à l’encontre de vos valeurs ou de vos règles.

Votre mission sera alors de vous demander en quoi votre comportement actuel est en inadéquation avec vos principes moraux. Qu’est-ce que vous pourriez faire pour y remédier ?

A force de se répéter l’affirmation « je m’énerve pour rien » et de la prendre comme vérité absolue, on ne se rend parfois plus vraiment compte que certains éléments de notre quotidien (travail, relations ou occupations) sont en total désaccord avec nos règles et nos valeurs.

Maintenant, rassurez-vous : nous savons à quel point il peut être difficile de prendre du recul et de faire le point sur les principes qui nous définissent. C’est pour cette raison que nous vous avons justement préparé une vidéo dans laquelle nous vous expliquons très simplement comment procéder.

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Et si cette colère est dirigée vers les autres :

… alors nous verrons comment agir dans les prochaines parties de cet article !

2. Les différents modes de communisation


 Lorsque que quelqu’un se comporte d’une façon qui nous déplaît, nous y répondons en général par l’une des possibilités suivantes :

  • Le comportement passif agressif : Nous sommes mécontents mais nous préférons le cacher, par peur du conflit. Il s’agit de la réponse la plus courante mais pourtant la moins adaptée sur le long terme, car elle deviendra la source de sentiments négatifs comme la rancœur.
  • Le comportement agressif : Nous exprimons clairement ce qui ne va pas, généralement sans prendre de gant et avec colère. Malheureusement, cette franchise n’est pas sans conséquence : elle aura souvent tendance à blesser les autres et pourra même mettre à mal certaines de vos relations.
  • Le comportement assertif : Vous faîtes savoir à l’autre que vous le respectez et que vous comprenez son point de vue AVANT d’exprimer votre mécontentement.
un échange sans conflit passe par une mode de communication assertif

Vous l’aurez sans doute deviné, mais un échange de qualité, dénué de conflit, passera toujours par le mode de communication assertif.

Pourtant, ce type de comportement ne représente un réflexe que pour très peu de personnes ! En effet, notre instinct nous pousse au contraire à soit nous taire et ravaler notre colère, soit à exprimer notre mécontentement avec perte et fracas.

Mais alors comment se diriger vers une communication plus adaptée ? Comment parvenir à se maitriser  lorsque le comportement d’une personne nous énerve au plus haut point ?

Tout simplement grâce aux techniques que nous allons vous présenter !

3. Technique n°1 pour arrêter de se dire « je m’énerve pour rien » : Faire preuve d’empathie


Avant de s’engouffrer dans ses anciens travers et de se lancer dans un remontage de bretelle en bonne et due forme, la 1ère technique à adopter sera tout simplement de faire preuve d’empathie envers votre interlocuteur.

En effet, nous avons vu plus haut que la colère provenait du viol de nos règles ou de nos valeurs. Si vous êtes par exemple extrêmement attaché à l’honnêteté et que vous apprenez que l’un de vos amis proches vous a menti, vous serez certainement furieux contre lui. Cela est tout à fait compréhensible.

Cependant, avant de vous défouler et de lui projeter tout votre mécontentement à la figure, ne serait-il pas judicieux de lui demander avant… pourquoi il a agi comme ça ?

En effet, sous le coup de l’émotion, nous ne nous mettons que rarement à la place de la personne responsable de notre colère.

Pourtant, si vous prenez le temps d’essayer sincèrement de comprendre ce qui a motivé quelqu’un à vous déplaire de la sorte, vous vous rendrez compte bien souvent que cette personne n’avait aucunement l’intention de vous nuire !

Et même dans l’hypothèse où son comportement visait effectivement à vous atteindre, peut-être qu’il ne s’agit qu’un moyen pour cette personne d’attirer votre attention ou de vous faire passer un message. Le problème est que vous ne le saurez jamais… à moins de faire preuve d’empathie envers votre interlocuteur. Acceptez que lui aussi peut avoir des moments de doute et de faiblesse qui peuvent l’amener à se comporter d’une manière inadaptée.

4. Technique n°2 pour arrêter de se dire « je m’énerve pour rien » : Ne rien prendre personnellement


Lors d’un échange vif avec un proche ou lors d’une remontrance de la part de notre patron, nous avons rapidement tendance à nous braquer. En effet, notre réflexe naturel devant une remarque négative ou une critique est de se sentir blessé.

Un réflexe conditionné peut alors nous amener à riposter ou à nous refermer sur nous-même. Or nous savons bien ce que donne ce type de comportement : de la colère et de la rancœur.

se braquer devant une remarque négative génère de la colère ou de la rancœur

Mais qu’est-ce que ça donnerait si vous changiez la perception que vous avez des critiques ou des agressions à votre encontre ? Qu’est-ce qui se passerait si ces dernières ne possédaient plus d’emprise sur vos émotions ?

Vous seriez tout simplement libéré du pouvoir que les autres exercent sur vous. Ainsi, lorsque quelqu’un émettra une critique à votre encontre, ne le prenez pas personnellement. Faîtes d’abord preuve d’empathie, essayez de comprendre la démarche de votre interlocuteur.

Puis, au lieu de vous braquer et de chercher à vous défendre ou à riposter de manière automatique, prenez le temps de vous demander sincèrement : «  est-ce que cette critique à mon égard est fondée ? ».

Si la réponse est oui :

Acceptez votre responsabilité. Oui, vous avez bien entendu : acceptez la critique qui vous est faites et montrez à votre interlocuteur que vous l’avez entendu. Plutôt que de chercher à s’opposer à lui, demandez-lui conseil ou sollicitez son avis sur la question. Montrez lui que vous accordez de la valeur à son propos. Cela désamorcera toute agressivité chez lui.

Si la réponse est non :

Alors il n’y a aucune raison de se laisser influencer par les propos de votre interlocuteur. Même si celui-ci tentera de vous blesser, dîtes vous que tout ce qu’il pourra vous dire ne sera que SA réalité, pas la vôtre.

Si vous êtes en accord avec vos valeurs, alors pourquoi se soucier de ce que quelqu’un pourrait vous reprocher ? Si vous avez fait l’effort d’essayer de la comprendre, de lui démontrer de l’intérêt mais que cette personne persiste à émettre des critiques sans fondements à votre égard, alors ces paroles ne pourront pas vous atteindre.

Voici d’ailleurs une phrase que j’aime me dire en cas de désaccord avec quelqu’un :

« J’entends ce que tu me dis, mais c’est ta façon de voir les choses. C’est TA réalité, pas la mienne ».

5. La façon de voir les choses : « Je m’énerve pour rien » n’est pas une fatalité !


« Rien n’est bon ni mauvais, mais le penser le rend ainsi ».

Wiliam Shakespeare

Avant de finir cet article, il nous paraissait essentiel d’évoquer un dernier élément : la vision que nous avons de ce qui nous entoure. Car il y a toujours deux façons de voir les choses, y compris pour le négatif.

On peut ainsi considérer une expérience négative comme un échec ou comme une blessure à laquelle on se raccroche désespérément. Ou alors on peut la considérer comme un apprentissage.

Vous pouvez vous servir de cette expérience comme  d’un frein, d’une excuse à laquelle vous accrocher pour ne pas agir. Ou vous pouvez l’utiliser comme un tremplin pour votre réussite future.  

Beaucoup de personnes se plaignent qu’elles n’ont pas de chance, que rien ne se passe comme elles le souhaiteraient. Mais en réalité, c’est à nous de provoquer la chance. C’est à nous de mettre en place les actions concrètes qui nous permettront de nous épanouir pleinement. C’est en agissant sur les éléments de notre vie dont nous avons le contrôle que nous pourrons accepter ce sur quoi nous n’avons aucune emprise.

L’auteur Brian Tracy dans son livre « Le pouvoir de la confiance en soi », explique ainsi la différence entre les faits et les problèmes. Pour lui, un problème n’est qu’un obstacle qui se dresse entre vous et votre objectif. Il suffit donc de mettre en place une stratégie pour venir à bout de cette difficulté. Par contre, un fait est un élément du passé que vous ne pouvez plus changer. Alors si vous ne pouvez pas revenir en arrière pour le modifier et que celui-ci ne fait que vous freiner : pourquoi vous y accrocher ?

la paranoïa inverse permet d'adopter une vision plus positive

Au lieu de faire comme certaines personnes paranoïaques, persuadées que le monde entier conspirent contre eux, essayez l’inverse : essayez la paranoïa inverse. Faîtes comme si le monde entier conspirait pour que vous meniez la vie la plus heureuse possible. Faîtes en un jeu ! En développant une telle vision, vous nourrirez votre esprit de positivité et lui donnerez la possibilité de s’épanouir pleinement. 

Conclusion :


Vous savez désormais qu’il n’existe pas de fatalité : nous ne naissons pas colérique, nous développons simplement des automatismes visant bien souvent à nous défendre ou à exprimer un mal être.

Cependant, nous avons vu que de comprendre la nature de sa colère constituait déjà un premier pas vers le contrôle de cette dernière, et qu’il existait une solution plus appropriée que de se dire « je m’énerve facilement depuis toujours, c’est comme ça ! ».

Au contraire, vous désormais que vous pouvez agir sur cette colère en apprenant à vivre en conformité avec vos valeurs, en développant une meilleure communication avec les autres et en adoptant une vision plus positive de ce qui nous entoure.

Maintenant, si vous souhaitez aller plus loin et être guidé étape par étape pour apprendre à mieux gérer vos émotions et devenir une personne plus sereine, nous vous avons préparé une formation 100% gratuite à laquelle vous pourrez accéder juste ici : https://optisante.fr/formation/stress/inscription-formation-offerte/

En attendant vivez heureux, vivez pleinement, et à bientôt pour un nouvel article !


Références :

  • Le pouvoir de la confiance en soi, de Brian Tracy
  • Embrassez le crapaud, de Brian Tracy
  • Pouvoirs illimités, de Anthony Robbins
  • Comment se faire des amis, de Dale Carnegie
  • Les mots sont des fenêtres, de Marshall B. Rosenberg
  • Guérir le stress, l’anxiété et la dépression, de David Servan-Schreiber
  • Les 4 accords toltèques, de Miguel Ruiz
  • Se libérer des pensées, de Lionel Cruzillee

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