Introduction :


Saviez-vous que le stress est un phénomène normal et inévitable ?

Il faut savoir que le stress est une réaction physiologique en vue de préparer l’organisme à passer à l’action. Ce n’est donc pas forcément une mauvaise chose comme beaucoup de personnes sont promptes à le penser. Le stress peut en effet être positif (par son côté stimulant) ou au contraire négatif s’il en vient à altérer vos capacités.

Le problème est que, répété trop fréquemment, le stress peut représenter un phénomène particulièrement destructeur pour votre organisme !

C’est pourquoi nous allons aborder dans cet article l’impact que le stress chronique peut avoir sur nos vies et notre bien-être en expliquant :

  • Quelles sont les différentes phases de stress et leur implication au niveau hormonal
  • Comment l’anxiété perturbe la perception que nous avons des évènements
  • Quels sont les effets secondaires de ces perturbations

Nous pensons en effet qu’il est toujours plus facile d’agir pour sa santé lorsque l’on comprend le danger qu’une situation ou qu’un comportement implique. Donc sans plus attendre, attaquons la 1ère partie de cet article !

1. Les différentes phases de stress et leur impact sur nos hormones


a) Le stress aigu ou d’alarme :

C’est la réponse physiologie que votre corps utilisera en cas de combat ou de fuite. Vous allez pour cela produire de l’adrénaline, une hormone qui va vous permettre :

  • D’accélérer votre rythme cardiaque
  • De dilater vos artères (pour amener d’avantage de sang vers les muscles)
  • D’augmenter votre tonus musculaire

En bref, il s’agira d’une réaction de courte durée visant à préparant votre organisme à un effort physique imminent. C’est donc un phénomène tout à fait normal, voire même nécessaire à la vie, qui n’entraînera pas d’effet délétère sur la santé.

stress aigu
Un stress aigu est une réaction physiologique visant à se défendre en cas de danger

b) Le stress normal ou phase d’adaptation au stress :

Lorsqu’un stress est cependant répété, l’organisme entre alors en phase de résistance. D’autres hormones entrent alors en jeux par rapport à la phase d’alarme. Il s’agit notamment :

  • Du cortisol, également appelée hormone du stress
  • De la DHEA, qui va lutter contre les effets négatifs du cortisol

Lors de cette phase, l’organisme va produire du cortisol dont l’action sera régulée par la fameuse DHEA. Il n’y aura donc pas d’effet négatif sur la santé à partir du moment où le taux de cortisol diminue lorsque le stress disparaît.

c) Le stress chronique ou phase d’épuisement

En cas d’un excès d’éléments stressants dans notre vie, le stress peut devenir chronique et l’organisme entre alors en phase d’épuisement.

Ce stade est caractérisé par un excès de sécrétion de cortisol, qui va aboutir à un tarissement de celle de DHEA, qui ne parviendra plus à compenser les effets de l’hormone du stress.

Arrivé à cette phase, on en vient à vivre avec un stress pathogène qui va fortement impacter notre état de santé. L’épuisement des réserves énergétiques peut provoquer par exemple l’asthénie (une fatigue importante généralisée) ou une usure prématurée du système cardio-vasculaire (essoufflement au moindre effort).

 2. L’impact du stress chronique sur nos émotions


Il faut tout d’abord savoir que notre cerveau se compose en trois parties distinctes :

  • Le cerveau reptilien : c’est le siège des fonctions instinctives telles que manger, boire, se défendre, se reproduire. C’est le cerveau orienté vers la perception de son propre corps.
  • Le cerveau limbique : c’est la zone de stockage de l’expérience mais aussi des émotions. Il permet donc non seulement d’associer une situation à une émotion (crainte, douleur, joie, …) et de conserver cette association comme modèle lorsque nous serons amené à être confronté à cette même situation.
  • Le cerveau cortical : c’est le siège de la réflexion. Il nous permet de prendre des décisions non pas basées sur l’émotionnel, mais sur le rationnel.

Lorsque nous sommes dans une situation de calme émotionnel, une information parvenant à notre cerveau va suivre le cheminement suivant :

  1. Elle va parvenir sous forme de sensation (visuelle, auditive, kinesthésique) au niveau du cerveau reptilien
  2. Cette sensation est ensuite analysée par le cerveau limbique pour déterminer notre réaction émotionnelle (j’aime, je n’aime pas, etc…)
  3.  L’information passe alors au niveau cortical, où une analyse plus fine sera effectuée pour déterminer l’origine de la sensation
  4. Puis celle-ci fera l’objet d’une recherche dans notre archive émotionnelle (cerveau limbique) pour trouver la solution la plus adéquate par rapports à nos précédente expériences
  5. Un retour au cerveau cortical validera alors la réponse de manière rationnelle
  6. Pour que l’on puisse finalement passer à l’acte

Le problème est que ce schéma peut se retrouver perturbé en cas de surcharge émotionnelle, comme c’est le cas lorsque l’on souffre de stress chronique.

L’information se retrouve alors coincée au niveau limbique, nous privant ainsi de notre capacité à réfléchir de manière rationnelle face à une situation donnée.

Le résultat ? On tourne en rond dans ses émotions, en les amplifiant. Un désagrément insignifiant peut vite alors prendre des proportions démesurées au vu de la situation.

Nous voyons donc que le stress chronique peut non seulement influencer notre physiologie interne (le fonctionnement de notre organisme)  mais également notre gestion émotionnelle.

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3. Les effets secondaires de ces perturbations physiologiques et émotionnelles


La principale problématique que va générer le stress chronique est ce fameux triptyque formé par :

  • L’excès de cortisol
  • Des pensées négatives
  • Des comportements malsains (tabac, alcool, grignotages, excès alimentaires, manque de sommeil, …)
Cercle vicieux du stress
Cercle vicieux du stress

Or si cette situation persiste sur le long terme, cela aura des conséquences dévastatrices pour votre organisme. En effet, si l’on sait que la cigarette, l’alcool ou encore la malbouffe sont des poisons pour notre corps, beaucoup ignore que le stress chronique est à placer sur le même plan en terme de nocivité.

L’excès de cortisol va en effet entraîner :

  • Un vieillissement prématuré, favorisant ainsi l’apparition de maladies neurodégénératives comme Alzheimer
  • La diminution de votre système immunitaire
  • Une augmentation du risque de développer des maladies cardiaques et du diabète
  • Une prise de poids favorisant ainsi le surpoids et l’obésité
  • Un risque accru de dépression et d’anxiété

Conclusion :


Si le stress aigu est une réponse physiologique normale visant à assurer notre survie, ce n’est pas le cas du stress chronique.

Il s’agit au contraire d’un véritable fléau pour notre organisme, qui impactera à la fois votre bien-être psychologie (en favorisant un état dépressif et les ruminations au quotidien) mais aussi votre santé physique (prise de poids, fatigue chronique, …).

C’est un cercle vicieux :

  • Plus vous serez stressé, plus vous sécrèterez de cortisol
  • Or plus votre taux de cortisol sera élevé, plus vous ressentirez le besoin de compenser (par l’alimentation, le tabac, …)
  • Mais plus vous compenserez, plus le stress imposé à votre organisme grandira… et produira d’avantage de cortisol en retour

Nous espérons que cet article vous incitera à vous pencher d’avantage sur le sujet et à comprendre que savoir gérer son stress est une capacité qui est devenue désormais indispensable dans notre société actuelle.

On vous dit à bientôt, prenez soin de vous et restez acteurs de votre santé.


Références :

  • CTS Santé et Nutrition, de Christophe Carrio
  • Les médicaments, de Pierre Allain
  • Formation continue en gestion du stress

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